Nombreuses applications
C’est parfois un problème d’utiliser de nombreuses applications. Par exemple, je viens de comprendre que sur l’application facebook chaque photo publiée, une fois agrandie, livrait accès aux précédentes dans un splendide diaporama. Je ne supposais pas qu’une image parue seule fût intégrée de force et par défaut dans un album que je n’avais pas créé. Naïveté et désillusion. Pardon aux ami(e)s facebook quand j’ai commenté une photo qui datait de 3 semaines la croyant fraîche comme l’oeuf du jour. Mea culpa. Mea Maxima Culpa. Et ce n’est pas ma 1ère boulette.

Multiplicité labyrinthique
Mais vous y retrouvez-vous, vous, dans ces nombreuses applications ? Avez-vous fait le compte du nombre d’entre elles que vous utilisez quotidiennement ? Faites le compte comme l’alcoolo qui doit prendre conscience de sa conso en la notant sur un papier, si, si, vraiment, allez-y et revenez lire la suite de cet article demain.
Non. Comme vous êtes intelligent(e), je pense qu’il est inutile de vous le démontrer. Chacun sa chacune et inversement, vous saurez bien vous-même appliquer votre propre liste, vous utilisez de nombreuses applications : informations, recherche, achat, messages ou conversations privés, publiques ou professionnelles, multimédia en prime, et cela sur TV, ordinateur ou téléphone portable, les supports étant multipliés en tailles.
Ce qui importe dans cette comptabilité, c’est le nombre de machines ou de « programmes » différents que vous aurez utilisés en 24 heures. Je vous épargne les véhicules, les digicodes et les télécommandes.
Notre cerveau peut-il supporter cela ?
Notre cerveau supporte « cela » plus facilement que l’idée de la mort. Quant aux singeries anglo-saxonnes, genre « supporter cela », votre cerveau supporte peut-être cela – sans doute, si vous êtes jeune – mais pas le mien.
Changement de modèle, de langue, de clavier, de présentation, d’option, un univers bipartite avec croix à gauche ou à droite pour manoeuvrer les fenêtres, le passage de la souris au stylet et voilà que – depuis le tactile – la main y passe tout entière.

Cette mise à jour continue est épuisante. Réalisez-vous que votre cerveau esclave de processus informatiques effectue tant de tâches journalières qu’il faudrait à un berger analphabète des haut-plateaux éthiopiens le cours d’une vie pour comprendre une partie infinitésimale de vos gestes quotidiens en la matière ?
On me remontrera qu’on peut toujours limiter les applications à l’utilitaire y compris dans la communication. Mais alors les nouvelles technologies sans leur pendant ludique paraîtraient bien tristes, nous serions des rois sans divertissement.
Échapper à la société du spectacle
Elle existe depuis fort longtemps et l’on cite couramment le dicton romain pour dompter les foules : Du pain et des jeux (notez que les fauves étaient innocents). La société spectaculaire – au sens moderne – est née à la fin du millénaire précédent et désormais nous accapare. Résumons : L’essentiel de l’humanité vit en ville devant un écran au moins sur le temps libre. Non seulement, nous sommes captifs du virtuel, la réalité nous est imposée par les médias, et pour faire plus fort encore, nous avons exponientialisé les moyens de bavarder bêtement.
Puisque la télé, le téléphone et l’ordinateur sont aujourd’hui comme de longs échos qui de loin se confondent, on peut miser peut-être sur ce dernier moyen le seul propice à combattre la passivité d’esprit en même temps que l’universel et vain bavardage : il faut être créatif. Ce que vous créez et partagez sur le web, tout le monde s’en fout, cependant vous vous serez épargné(e) des heures et des heures d’échanges futiles et/ou de gavage médiatique abêtissant.
Appliquez-vous !
Être créatif dans le multimédia, c’est facile grâce à l’informatique. même sans talent, comme le prouve ce blog. Les outils ne manquent pas. Non, c’est même le problème, c’est trop facile. On veut tout essayer, tout savoir et pour finir, on ne maîtrise plus rien sans un réapprentissage fastidieux dès lors qu’il s’agit d’applications indispensables quoique peu employées. Cette réadaptation permanente et l’emploi simultané de plusieurs applications dans un but créatif induisent une pathologie : vous souffrez d’actualisation mémorielle à forte pénibilité dûe à l’usage de nombreuses applications. En outre, vous vous cassez le dos et vous vous abîmez les yeux.
Par conséquent, je vous recommande plutôt de vous aérer, éventuellement de faire du sport et surtout de ne pas avoir la télé pour une meilleure hygiène de vie. J’espère que mes conseils avisés seront suivis de vos nombreuses applications. Merci de votre attention.